Qui je suis

“Qu’est-ce que — ou mieux, qui — serais-je sans Dostoïevski, Tolstoï et Tchekhov ?"
(Susan Sontag, “The world as India”).

Cette phrase résume admirablement le sens de l’acte de traduire : contribuer à la libre diffusion d’idées et de cultures différentes, qui resteraient sinon l’apanage exclusif de ceux qui peuvent accéder aux textes originaux.

Je me suis passionnée pour la traduction durant mes années de lycée. Traduire signifiait pour moi entreprendre un voyage à l’intérieur d’un monde inconnu et fascinant, au terme duquel je retournais dans « mon » monde, avec davantage de connaissances et étant plus en conscience de ce qui m’entoure.

Toujours dans cette optique, j’ai choisi d’analyser, pour mon mémoire de DESS de lettres classiques, certains chapitres de la Cena Trimalchionis de Pétrone avec lesquels j’ai confronté ma traduction du texte original latin.

Parallèlement à mes études des lettres classiques, que je considère comme étant un instrument fondamental pour le développement d’une sensibilité linguistique et textuelle, je me suis consacrée à l’apprentissage des langues modernes (anglais et français). J’ai d’ailleurs approfondi ces dernières sur le terrain, à travers de nombreux séjours à l’étranger.